Coordonnées

  • 36 bis avenue Robert Gourdon
    36 bis avenue Robert Gourdon
    30600 VAUVERT
  • Tél : 0466888184
Télécharger la fiche

L'apithérapie pour soigner les plaies et les blessures

LE MIEL

 

La cicatrisation des plaies est plus rapide avec un traitement au miel qu’avec un autre traitement. De plus, c’est un produit naturel qui est accessible à tous et qui présente une grande diversité. Il est simple de s’en procurer, simple à appliquer et sans risque potentiel ni effets indésirables marquants. En plus, le miel alimentaire ne nécessite pas d’Autorisation de Mise sur le Marché (Amm). Son coût est faible par rapport au coût des autres traitements envisageables sur des plaies. Ainsi, pour une efficacité similaire, le miel serait presque 25 fois moins cher qu’un pansement hydrogel classique.

Les propriétés du miel :

Le miel possède des caractéristiques physico-chimiques et de composition qui en font un fabuleux produit à action antibactérienne et cicatrisante. La production continue de peroxyde d’hydrogène est l’un des principaux mécanismes de lutte contre les bactéries. Mais cette substance antiseptique n’agit pas seule puisque certains miels à forte activité antibactérienne n’en contiennent que très peu. Le pH acide du miel, entre 3,2 et 4,5, ainsi que sa faible teneur en eau (environ 17 %) limitent le développement bactérien. Au moins 80 espèces de bactéries sont inhibées par le miel, aussi bien les souches sensibles aux antibiotiques que celles qui y sont résistantes, comme certaines souches de Staphylococcus aureus résistantes à la méticilline.

Le miel possède aussi des propriétés nutritives, anti-inflammatoires, immunostimulantes et désodorisantes. Il est constitué à 80 % de différents sucres, qui vont aider les cellules de l’épiderme à se régénérer. Le miel nettoie les plaies, il a une action de parage en éliminant les débris et tissus nécrotiques. Le miel arrête immédiatement l’extension de la nécrose et empêche la formation d’escarres. La viscosité du miel le fait adhérer à la plaie et crée une couche protectrice à la surface de celle-ci qui constitue ainsi une barrière physique à la pénétration éventuelle de bactéries et de contaminants extérieurs. Cette propriété est d’un grand intérêt pour soigner les plaies à des endroits où un pansement n’est pas réalisable.

Le miel possède des propriétés antibactériennes, nutritives, anti-inflammatoires, immunostimulantes et désodorisantes.

Quel miel ?

A priori, aucun miel naturel ne présenterait de contre-indication, s’il n’a pas été chauffé ou mélangé à d’autres substances. Dans la pratique courante, les vétérinaires ont tendance à prendre du miel alimentaire qui permet en général une bonne cicatrisation des plaies, à moindre coût, ce qui est un avantage incontestable. Il est possible d’utiliser du miel dit « de qualité médicale » soumis à des normes d’hygiène particulières. Certains miels, notamment de manuka, sont stérilisés et disponibles pour le marché médical et commercialisés sous forme de pansements, de gels ou de pommades.

Sur quelles plaies ?

Quasiment tous les types de plaies sur la peau ou les muqueuses qu’elles soient ou non déjà infectées. Le miel peut être utilisé sur toutes les plaies mécaniques telles que les abrasions, les avulsions, les incisions, les lacérations, les morsures, mais également sur des plaies non mécaniques comme les brûlures ou les gelures. Sur les bovins, l’utilisation de miel a été proposée pour le traitement de nombreuses plaies infectées et nécrotiques, des trayons abimés, des escarres du veau, des lésions de dermatite digitée, de la dermatite du pli de l’aine ou même de la fièvre aphteuse en Afrique.

Pour quels animaux ?

influençant la vitesse de cicatrisation, l’espèce animale a son importance. Ainsi, les volailles cicatrisent plus facilement que les bovins, cicatrisant eux-mêmes mieux que les carnivores. La cicatrisation chez les chevaux est difficile, surtout dans certaines localisations telles que les membres. L’état général et l’âge interviennent également : les jeunes animaux cicatrisent plus rapidement que les animaux âgés. Il faut bien sûr aussi tenir compte du comportement de l’animal et de la facilité à lui procurer des soins et à maintenir le miel au contact des plaies si l’animal se lèche.

Peut on soigner sois-même ?

Oui, il faut cependant faire attention aux dangers possibles de l’automédication et donc faire la part des choses entre une petite plaie sans conséquences et une plaie suffisamment étendue, infectée ou étant située à une localisation telle que l’avis d’un vétérinaire soit préférable. Il est toujours mieux d’utiliser un traitement en toute connaissance de cause plutôt que de tenter un traitement dont on ne maîtrise pas bien les indications, les doses et les durées nécessaires.

Le protocole :

Dans l’idéal, il faudrait que le pourtour de la zone lésée soit d’abord tondu, ce qui n’est pas toujours réalisable sur le terrain. La plaie est ensuite lavée avec de l’eau potable ou mieux du sérum physiologique tiède. L’utilisation d’un antiseptique avant l’application de miel peut être conseillée, sur une plaie infectée par exemple. Par contre, l’utilisation d’un antiseptique pendant le traitement au miel est inutile puisque le miel exerce lui-même une action antiseptique.

Un parage peut être réalisé avant l’application du miel pour enlever les débris et tissus morts. Le miel doit être appliqué directement sur la plaie ou bien d’abord sur une compresse qui est ensuite posée sur la plaie. Si le miel est trop difficile à étendre, il est possible de le réchauffer légèrement au bain-marie. Il faut compter environ 30 ml de miel pour une plaie de 10x10 cm, sur une épaisseur minimum de 1 cm. Pour les plaies cavitaires, certains thérapeutes remplissent les cavités avec des gazes imprégnées de miel, d’autres les remplissent directement avec du miel. On peut réaliser un pansement semi-perméable pour empêcher le miel de couler lorsque cela est possible.

La fréquence de changement du pansement, ou d’une nouvelle application de miel, dépend de l’exsudation. En général, le pansement doit être changé une à deux fois par jour en début de traitement et on passe progressivement à un changement de pansement tous les deux ou trois jours. Pour savoir si le pansement est changé assez fréquemment, il y a un test simple : il ne doit pas adhérer à la plaie quand on le retire. Le miel peut être poursuivi jusqu’à cicatrisation complète.

source : web-agri